Accompagnement des agriculteurs et amélioration des pratiques agricoles

La Chambre d’agriculture propose plusieurs services d’accompagnement, de conseil et technique et de formation sur :

  • la règlementation et les usages des PPUA ;
  • l’étalonnage des pulvérisateurs qui consiste à régler les appareils de traitement des agriculteurs afin de calibrer la bonne dose, d’orienter de façon optimale les projections sur la cible et d’éviter ainsi les surdosages ou la dérive des produits ;
  • la rédaction et diffusion d’informations : guide des produits phytosanitaire, bulletin de santé du végétal-BSV (alerte sur les ravageurs et maladies et méthode de prophylaxie et de gestion), PPUA Infos, La Calédonie agricole, site internet, etc.;
  • l’évaluation, la démonstration et le transfert de méthodes alternatives aux PPUA chimiques, via des essais chez des agriculteurs volontaires et l’organisation de journées techniques.

La Chambre d’agriculture entretient également un réseau de partenaires engagés dans les bonnes pratiques agricoles, à l’international via :

  • l’animation d’un  réseau de fermes de démonstration en agriculture biologique dans les territoires français d’Océanie (NC, PF et W&F) dans le cadre du projet INTÈGRE (CPS) ;
  • l’implication dans les réseaux d’innovations agricoles des DOM (réseau RITA).
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Les agriculteurs calédoniens se sont engagés, avec le soutien de leurs organisations professionnelles, de leurs partenaires techniques et de la recherche-expérimentation sur la diffusion de pratiques permettant de réduire l’usage des PPUA. On peut lister à titre d’exemples :

  • l’utilisation de variétés résistantes/tolérantes aux maladies,
  • les associations des variétés ou d’espèces végétales, ainsi que la bonne gestion des successions culturales,
  • le désherbage mécanique,
  • la lutte biologique par le lâcher d’auxiliaires ou par l’aménagement des parcelles permettant de fixer les auxiliaires,
  • le recours à la confusion sexuelle et au piégeage (via des hormones),
  • l’utilisation de produits à base d’extraits de plantes (purin de papaye), de micro-organismes (Bt, trichogrammes,…), les huiles minérales,….

Même si les agriculteurs s’engagent et innovent au quotidien, une baisse ambitieuse de la consommation de PPUA chimiques ne pourra venir que d’une mobilisation simultanée et coordonnée de tous les acteurs concernés : pouvoirs publics, consommateurs, transformateurs, distributeurs,…

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La recherche de l’autosuffisance alimentaire consiste à réduire sa dépendance envers les approvisionnements extérieurs pour nourrir sa population. Pour maintenir la diversité de l’offre en fruits et légumes, une part de notre alimentation dépendra toujours de l’importation de certains produits. La pomme et la poire, par exemple, ne pouvant pas être produits localement. Cependant il existe aujourd’hui une forte volonté des pouvoirs publics et des professionnels de réduire notre dépendance alimentaire et d’augmenter le niveau de la production et de la consommation de produits agricoles locaux. Cela passera par l’augmentation des surfaces cultivées et des rendements sans pour autant transiger sur la qualité des produits. Ce mouvement doit aussi s’accompagner de la mise en place de structures de collecte, de transformation des produits locaux et d’une implication des consommateurs, prêts à payer les produits locaux à leur juste prix.

À ce jour, les agriculteurs, leurs partenaires de l’aval (industries agro-alimentaires, restaurateurs,…) sont mobilisés pour tendre vers cet objectif, avec le soutien des pouvoirs publics.

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La conversion d’une exploitation conventionnelle en agriculture biologique est un choix avant tout personnel de l’agriculteur. Cette conversion représente de grands bouleversements dans le travail et une forte prise de risques. Contrairement à une idée-reçue, pratiquer l’agriculture biologique n’est pas un “retour en arrière” et implique une grande technicité, de fortes contraintes et une moindre productivité les premières années.

Les freins principaux à la conversion restent donc le temps de travail supplémentaire et les risques de perte de production qui ont été estimés pour les premières années à 50% par l’INRA. C’est pourquoi de nombreuses régions françaises mettent en place des dispositifs financiers pour accompagner les agriculteurs dans leur phase de conversion en Bio.

En Nouvelle-Calédonie, bien qu’il n’existe pas de dispositif spécifique à l’accompagnement à la conversion des exploitations en agriculture biologique, on note cependant une augmentation de 19 fin 2011 à 88 en 2016 du nombre d’exploitations  certifiées dans ce système de production.

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Aujourd’hui, il s’agit d’une démarche volontaire d’agriculteurs en lien avec leurs convictions personnelles et leur choix entrepreneurial. De plus en plus d’agriculteurs vont dans cette voie. Localement, ils sont 18 à être certifiés en 2017. Cependant, certains agriculteurs mettent en œuvre les exigences du référentiel « Agriculture responsable » sans pour autant avoir souhaité obtenir cette certification.

En savoir plus sur les signes de qualité : www.siqo.nc

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Le plan Ecophyto a été lancé en 2008 en métropole suite à la consultation du monde agricole et de la société civile, lors du Grenelle de l’environnement. La première version du plan Ecophyto, même si elle n’a pas atteint ses objectifs en termes de réduction de l’utilisation des PPUA, a eu des impacts non négligeables. L’existence de ce plan a marqué un changement de paradigme, « produire autrement », qui a incité l’ensemble des acteurs du monde rural à faire évoluer leur activité et compétences. La Chambre d’agriculture a fait des propositions de mise en œuvre d’une adaptation locale de ce plan dès 2009, et décidé de s’autosaisir du sujet en mettant en œuvre en 2018  une démarche collective et partagée pour élaborer un plan Ecophyto pour la Nouvelle-Calédonie.

En savoir plus sur le plan Ecophyto national : agriculture.gouv.fr/le-plan-ecophyto-pour-reduire-lutilisation-des-produits-phytosanitaires-en-france

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« Adopter une innovation, c’est l’adapter », l’agriculture calédonienne doit donc, pour innover, avoir les moyens d’adapter les pratiques développées ailleurs à son propre contexte pédoclimatique.

Les moyens mis dans le développement, l’adaptation de techniques innovantes au contexte calédonien, et dans le transfert et l’accompagnement technique, permettent de lever les freins à leurs diffusions et adoption par les agriculteurs.

La mise en place et l’animation de réseaux de fermes de démonstration et d’acquisition de références technico-économiques sur des systèmes économes en PPUA, constitue le principal pilier du plan Ecophyto en métropole et dans les DOM.

La création en 2016 d’un centre d’expérimentation dédié au maraîchage au sein de la Technopôle doit permettre de lever des freins à l’adoption de pratiques innovantes dans cette filière.
Par ailleurs, des fermes pilotes pour l’agriculture biologique ont été mises en place dans trois Pays et territoire d’Outre Mer (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française) grâce au programme européen INTEGRE, avec l’organisation annuelle d’ateliers d’échange de pratiques. Pour la Nouvelle-Calédonie, cette ferme pilote se trouve au lycée agricole Do Neva à Houaïlou.

En savoir plus sur La Technopôle : http://www.technopole.nc/fr
En savoir plus sur INTEGRE : http://integre.spc.int/actions-regionales/agriculture-biologique

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L’Institut agronomique néo-calédonien (IAC) et La Technopôle sont en charge de la recherche et de l’expérimentation agronomique. Ces dernières années plusieurs programmes de recherche explorent et obtiennent des résultats prometteurs parmi lesquels:L’Institut agronomique néo-calédonien (IAC) et La Technopôle sont en charge de la recherche et de l’expérimentation agronomique. Ces dernières années plusieurs programmes de recherche explorent et obtiennent des résultats prometteurs parmi lesquels:

  • la recherche de nouvelles substances actives dans les plantes locales
  • l’identification et le test d’insectes auxiliaires pour développer la lutte biologique,
  • l’élaboration d’itinéraires techniques en productions fruitières, maraîchères et en tubercules tropicaux, adaptés au contexte calédonien et économes en PPUA (culture en billon, paillage, semis sous couvert végétal, …),
  • l’élaboration de méthode de piégeage des ravageurs par l’utilisation des odeurs, …

En savoir plus sur l’IAC : www.iac.nc 
En savoir plus sur La Technopôle :  http://www.technopole.nc/fr 

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La Chambre d’agriculture met en œuvre divers services et outils pour accompagner les agriculteurs vers des pratiques plus économes en PPUA :

  • le Groupement de Défense Sanitaire du Végétal (GDS-V) de la Chambre d’agriculture est un dispositif humain et technique permettant de réagir rapidement et efficacement à une alerte sur les productions végétales. Les agents du GDS-V (3 ingénieurs et 4 techniciens) animent un réseau d’épidémio-surveillance des ravageurs et des cultures, soit 38 exploitations suivies régulièrement, ayant permis d’effectuer 3 000 observations en 2016. Ils disposent d’un véhicule équipé, le Labovert, pour réaliser sur le terrain le diagnostic de maladies et l’identification des ravageurs. Ils prodiguent des conseils de gestion, éditent des bulletins d’information sur la santé des végétaux (BSV) et les PPUA (PPUA Info), des guides de reconnaissance, et mettent en œuvre des expérimentations innovantes chez des agriculteurs, comme le test de filets contre les papillons piqueurs, l’argile kaolinite contre la punaise de l’avocatier…

En savoir plus sur le GDS-V : http://www.canc.nc/productions-vegetales/gds-v.html?access=cnthyhqodabirdx 
Bulletin de santé du végétal : http://www.canc.nc/productions-vegetales/bsv.html 

  • l’étalonnage des pulvérisateurs est réalisé par des techniciens de la Chambre d’agriculture, directement chez les agriculteurs volontaires, pour que ces derniers puissent réaliser des applications précises (orientation de la cible, respect de la dose, gestion des effluents,…).
  • les formations Certiphyto sont dispensées auprès des agriculteurs sur l’ensemble des communes de Nouvelle-Calédonie. Elles permettent aux agriculteurs d’obtenir un certificat qui atteste de connaissances suffisantes pour utiliser les PPUA en sécurité et en réduire leur usage. Le programme de cette formation porte sur la reconnaissance des ravageurs, les méthodes alternatives, la réglementation et les bonnes pratiques vis-à-vis de la santé des applicateurs, des consommateurs et la protection de l’environnement.Tous les professionnels exerçant une activité en lien avec les produits phytopharmaceutiques (agriculteurs, importateurs, revendeurs), quel que soit leur statut ou leur secteur d’activité, auront l’obligation de détenir le Certiphyto d’ici 5 ans (2022).

En 2013, la Chambre d’agriculture a publié le premier guide phytosanitaire de Nouvelle-Calédonie pour rendre accessible les informations concernant l’utilisation des produits phytosanitaires.

la Chambre d’agriculture entretient également un réseau de partenaires engagés dans les bonnes pratiques agricoles, à l’international via :

  • l’animation d’un réseau de fermes de démonstration en agriculture biologique dans les territoires français d’Océanie (NC, PF et W&F) dans le cadre du projet INTEGRE (CPS),
  • l’implication dans les réseaux d’innovations agricoles des DOM (réseau RITA).

En savoir plus sur INTEGRE : http://integre.spc.int/actions-regionales/agriculture-biologique
Réseau RITA : http://coatis.rita-dom.fr/wakka.php?wiki=HomePage 

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Le Labovert est un laboratoire de diagnostic de première intention. Il permet d’identifier l’origine d’un problème sanitaire, de manière réactive, et de préconiser à l’agriculteur des actions correctives. Le Labovert est également utilisé pour animer des formations sur la reconnaissance et la gestion des maladies et ravageurs au bord du champ. Dans le cadre de ces formations, l’accent est mis sur l’anticipation des problèmes sanitaires et la mise en œuvre des mesures prophylactiques.

En savoir plus sur le labovert : http://www.canc.nc/productions-vegetales/protection-des-cultures/labovert.html

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