Utilisation des PPUA en Nouvelle-Calédonie

Oui, les importations sont passées de 105 tonnes en 2007 à 51 tonnes en 2016, soit une baisse de moitié en moins de 10 ans. Dans le même temps, la production végétale a augmenté de 15%. Cette tendance à la baisse se confirme si on prend en compte des périodes quinquennales. En effet, entre 2007 et 2011, la consommation de PPUA a été en moyenne de 108 tonnes. Entre 2012 et 2016, elle a été en moyenne de 55 tonnes, soit une baisse de 51 % entre ces deux périodes.

Source : DAVAR

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Non, les produits phytosanitaires à usage agricole représentent moins de 20% de la quantité de produits phytosanitaires importés – insecticides, fongicides, herbicides. Les produits constituant les 80% restants sont utilisés pour la lutte anti-vectorielle, la lutte contre les rongeurs, la désinsectisation des bâtiments, l’entretien des espaces verts et publics et les produits pour les jardins que l’on trouve dans les commerces.

Source : DAVAR

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Oui, les agriculteurs suivent des formations pour obtenir le CERTIPHYTO. À partir de février 2017 (arrêtés publiés au JO-NC de mai 2017), les agriculteurs ont cinq ans pour obtenir leur CERTIPYTO pour tout achat, détention et usage de PPUA. Les thèmes traités lors de la formation CERTIPHYTO sont la réglementation, la protection de l’environnement et de la santé des applicateurs, les pratiques de pulvérisation. Les distributeurs et les techniciens agricoles doivent eux aussi suivre une formation CERTIPHYTO, mais avec un contenu adapté à leur métier de vente et de conseil.

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À l ‘échelle mondiale, les bio-agresseurs sont responsables de 40% des pertes de récoltes (source : CABI). En l’état des connaissances actuelles (scientifiques, technologiques), la lutte contre les bio-agresseurs nécessite de recourir à des produits phytosanitaires pour assurer un certain niveau de production agricole, limiter les pertes économiques et la dépendance alimentaire en ayant recours à des importations. À titre d’exemple, en 2013, en l’absence de traitement efficace disponible contre le mildiou (champignon phytopathogène), plus de 80% des récoltes de pommes de terre néo-calédoniennes ont été perdues.

En Nouvelle-Calédonie, la Chambre d’agriculture a fait valider par un comité d’experts des instituts de recherche (IAC, Technopôle, IRD) et du développement (provinces), une liste d’une centaine d’organismes nuisibles à l’agriculture (champignons, mammifères, oiseaux, insectes…) à partir de références internationales et d’observations de terrain. Cette liste est évolutive car l’augmentation des flux de marchandises et de personnes (voie maritime et aérienne) accentue le risque d’introduction de nouvelles espèces potentiellement nuisibles sur le territoire (rouille des Myrtacées, Bunchy-Top du bananier, etc.).

En revanche, l’évolution des connaissances conduit à devoir gérer de façon plus économe les produits phytosanitaires, en raison des risques potentiels pour la santé, l’environnement et de l’apparition de résistances aux substances actives chez les organismes nuisibles. Désormais, la mise en œuvre de mesures prophylactiques fait partie intégrante des stratégies de lutte : associations des cultures et introduction de plantes utiles, protection biologique, utilisation de moyens physiques (filet, désherbage, etc.), surveillance des bio-agresseurs…

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L’agriculture biologique n’autorise pas l’utilisation de pesticides chimiques de synthèse. Par contre, les agriculteurs biologiques peuvent être amenés à utiliser des pesticides « naturels », comme le purin de papayer, la bouillie bordelaise (soufre) ou les produits à base de micro-organismes. Ces produits d’origine « naturelle » peuvent aussi présenter des toxicités pour l’homme et l’environnement et ils doivent donc être utilisés avec précaution.

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Ces signes de qualité sont encadrés par la Loi de pays du 12 janvier 2017. Ils reposent sur des référentiels officiels homologués par arrêté du gouvernement. Les agriculteurs certifiés font l’objet de contrôles réguliers par un organisme agréé par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et reconnu comme indépendant, impartial et compétent.

Pour l’Agriculture Responsable (AR), les agriculteurs sont regroupés au sein du syndicat Repair et mettent en œuvre un cahier des charges qui vise à réduire autant que possible l’utilisation des produits phytosanitaires et les autres intrants chimiques comme les engrais. Certains agriculteurs certifiés AR ont réussi à se passer de produits phytosanitaires et visent maintenant une certification en Agriculture Intégrée (AI) qui impose d’utiliser l’ensemble des méthodes non chimiques (insectes utiles, variétés résistantes, recours aux micro-organismes utiles, etc.) avant le recours à certains produits de synthèse (qui ne doivent pas impacter la faune utile).

Pour l’Agriculture Biologique, les agriculteurs sont accompagnés dans leurs pratiques et dans la certification par l’association BioCalédonia. Les productions sont garanties selon le référentiel de la Norme Océanienne d’Agriculture Biologique (NOAB), avec le sigle « Bio Pasifika », qui sont communs aux États et Territoires du Pacifique. Cette norme interdit l’utilisation de tout intrant (pesticides, engrais, etc.) chimique ou de synthèse, ainsi que les plantes OGM.

En savoir plus sur les signes de qualité : http://www.siqo.nc

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Sans être exhaustif, les bio-agresseurs qui causent le plus de dégâts aux cultures et aux élevages néo-calédoniens sont : Sans être exhaustif, les bio-agresseurs qui causent le plus de dégâts aux cultures et aux élevages néo-calédoniens sont :

  • chez les vertébrés : le cerf, la cochon sauvage, le rat et le bulbul à ventre rouge,
  • chez les insectes : le papillon piqueur des fruits, les mouches des fruits, les thrips sur maraîchage, la punaise de l’avocatier, les cochenilles (horticulture),
  • chez les acariens : la tique du bétail, • chez les bactéries : la bactériose de l’anthurium,
  • chez les virus : le bunchy-top du bananier et le TYLCV sur tomate,
  • chez les champignons : l’anthracnose de l’igname, le mildiou de la pomme de terre, l’oïdium des rosiers, les cercosporioses.

Certains ravageurs des cultures ont une répartition endémique ou régionale (punaise de l’avocatier, papillon piqueur), tropicale (anthracnose de l’igname) ou causent des dégâts à l’échelle mondiale (thrips, oïdium, mildiou de la pomme de terre…).

L’insularité de la Nouvelle-Calédonie confère l’avantage de protéger les écosystèmes et agrosystèmes de certains ravageurs en raison des obstacles à franchir (distance, mer) mais, à contrario, l’inconvénient d’être en situation de plus grande fragilité car les plantes cultivées localement ne sont généralement pas « équipées » de défenses naturelles en cas d’introduction de nouveaux ravageurs.

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Emportés par les eaux de ruissellement ou diffusés dans les eaux souterraines, volatilisés dans l’atmosphère ou stockés dans les sols, les produits phytosanitaires peuvent se retrouver dans de nombreux écosystèmes, voire dans les aliments. Aujourd’hui, de nombreuses recherches s’attèlent à comprendre comment les produits phytosanitaires peuvent contaminer l’environnement et ce qu’ils deviennent au cours du temps, pour évaluer les expositions des écosystèmes à ces substances.

La mauvaise utilisation des produits phytosanitaires peut donc avoir des conséquences à long terme sur notre environnement. L’utilisation massive du chlordécone contre le charançon du bananier aux Antilles a ainsi rendu impropre à la production alimentaire de nombreux sols et contaminé les cours d’eau, et jusqu’aux crustacés et poissons. Cet exemple emblématique d’une contamination à long terme des sols et de la ressource en eau illustre l’importance de développer des méthodes plus durables comme le piégeage des charançons, tel qu’il est pratiqué dans de nombreuses bananeraies en Nouvelle-Calédonie.

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Les firmes internationales qui instruisent les demandes d’homologation pour les couples « substances actives/culture » (ex : Abamectin/orange) entament rarement des démarches d’homologation d’usage pour leurs substances actives dont le potentiel économique est faible (les DOM représentent un petit marché peu attractif).
Une firme aura un meilleur retour sur investissement pour la même substance active en déposant des demandes sur une culture comme le maïs ou le blé plutôt que la mangue ou le litchi.

La production agricole de l’Outre-mer français est particulièrement confrontée à cette problématique des usages mineurs, voire des usages orphelins pour lesquels quasiment aucun produit homologué n’est disponible.

Depuis 2009, la mise en place d’un plan national et d’une commission des usages orphelins pilotés par la Direction générale de l’alimentation (ministère de l’agriculture), permet de réunir les compétences et moyens nécessaires pour répondre à cette problématique des usages orphelins, notamment dans les DOM. Une douzaine d’actions prioritaires sont ainsi menées, parmi lesquelles l’identification des usages orphelins, l’établissement d’une liste des usages prioritaires, l’expérimentation via des centres situés dans les DOM (IT2, ARMEFLHOR,…) pour évaluer l’efficacité de certaines substances actives, les risques associés et les limites de résidus.

Définition usage orphelin : usage pour lequel il n’existe aucun moyen, ou aucun moyen assez efficace, pour lutter contre un ravageur ou une maladie sur

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