Protéger durablement les cultures et développer l’agriculture biologique : voilà les deux priorités du forum Agrinnov 2019. Tous les acteurs de l’agriculture sont invités, pour construire ensemble, des plans d’action ancrés dans la réalité.

Rendez-vous les 21, 25, 26 et 27 mars.

Des agriculteurs qui n’arrivent pas à se lancer dans le bio, une réglementation sur les phytosanitaires imparfaite, des consommateurs insatisfaits… Face à ces constats, Agrinnov veut agir.

Ce forum sans précédent réunit tous les acteurs désireux de s’investir autour de ces deux thématiques clés : la protection des cultures et le développement de l’agriculture biologique qui, aujourd’hui, stagne en Nouvelle-Calédonie.

Propos d’élus et de techniciens…

Jean-Christophe Niautou,
élu de la Chambre d’agriculture et membre de Repair

« Il y a des agriculteurs comme moi, en agriculture responsable, qui souhaitent passer en agriculture biologique pour une partie de leur production. La question est : comment fait-on ? Ce n’est plus de la philosophie, là : on est dans du concret !

« Nous ne pouvons pas vivre uniquement du bio, car il faut pouvoir produire du volume. Mais nous ne pouvons pas vivre uniquement du conventionnel non plus. Jusqu’ici, nous étions plutôt dans une situation d’affrontement, dans une impasse. Il faut absolument se mettre autour de la table, et discuter sereinement de ce que nous voulons, tous, pour l’avenir ».

Franck Soury-Lavergne,
élu de la Chambre d’agriculture et Président de Biocalédonia

« Cela fait dix ans que l’agriculture biologique existe en Nouvelle-Calédonie ; nous avons aujourd’hui besoin de passer à la vitesse supérieure. Et pour cela, il est important de faire un point, tous ensemble. »

Jean-Michel Delathière,
élu de la Chambre d’agriculture et membre de Repair

« J’attends beaucoup d’Agrinnov au niveau collectif : j’espère que les agriculteurs vont se rassembler, se recentrer, et arriver à discuter ensemble de ces questions ambitieuses, de ces sujets d’avenir. Nous, agriculteurs, sommes aussi consommateurs ! Nous nous posons tous les mêmes questions. Collaborer rend la réflexion plus facile que si chacun reste dans son coin. »

Clément Gandet,
Directeur technique la Chambre d’agriculture

« Nous voulons identifier une dizaine de leviers par thématique, qui seront déclinés en actions précises, et surtout, faisables dans notre contexte humain et économique ».

« Les sources de motivation pour faire du bio sont très diverses selon les agriculteurs. Ce qui compte avant tout, c’est de décloisonner toutes les formes d’agriculture. »

Méryl Marlier,
Agricultrice en Province Nord et élue de la Chambre d’Agriculture

« Ce forum est une formidable opportunité pour tous les agriculteurs du pays de s’exprimer sur leurs besoins et de partager leurs connaissances. L’adaptation de la règlementation phytosanitaire aux besoins réels de notre agriculture est impérative, tout en conciliant la préservation de notre environnement. »

David Pérrard,
Elu de la Chambre d’Agriculture et Président de la FNSEA

« Agrinnov va nous permettre d’étudier la pertinence de l’actuelle règlementation sur les produits phytopharmaceutiques et de proposer des pistes d’amélioration. Nous avons en effet absolument besoin d’une règlementation qui sécurise l’approvisionnement en intrants des producteurs, qui permette de bénéficier des innovations pour produire durablement, tout en tenant compte des enjeux environnementaux, agricoles et sociaux. »

Présence d’experts…

Jacques PIOR

Jacques Pior a été responsable national du développement de l’agriculture biologique à l’Assemblée Permanente des Chambres d’agricultures – APCA.

Il était notamment :

  • membre du comité de pilotage du Ministère de l’Agriculture concernant le plan de développement « Ambition bio 2017 »,
  • président du Comité de certification bio de Bureau Véritas Certification,
  • et à l’initiative et co-organisateur du salon européen « Tech & Bio » (http://www.tech-n-bio.com).

Jacques Pior est intervenu en Nouvelle-Calédonie, en octobre 2016, dans le cadre d’une mission de coordination régionale du « réseau de fermes pilotes bio » (https://gouv.nc/actualites/25-10-2016/une-mission-pour-lagriculture-bio).

Olivier DURANT

Olivier Durant a longtemps occupé le poste technicien de terrain en agriculture biologique ce qui lui assure une bonne connaissance du sujet sur le plan pratique.

Il est actuellement chef de service « productions végétales et animales » de la Chambre d’Agriculture de la Drôme (CA26) avec, en particulier :

  • la supervision et le suivi du service « Agriculture Biologique » de la CA26,
  • la coordination des activités « bio » au plan régional pour l’ensemble des CA.

De plus, il a largement contribué à la conception du plan de développement « bio » de la nouvelle région « Auvergne Rhône-Alpes », puis à sa la mise en œuvre dans les CA(s) de la région. Enfin, il est un des fondateurs, avec Jacques Pior, du salon « Tech & Bio » et en est le commissaire général.

Luc PUSSEMIER

Luc Pussemier est docteur en sciences agronomiques de l’Université de Louvain en Belgique (promotion 1982). Il a débuté sa carrière de chercheur scientifique dans les années 80 dans le secteur public au CERVA (Centre d’Etudes et de Recherche Vétérinaires et Agrochimiques – rebaptisé SCIENSANO en 2017).

À cette époque il s’est intéressé à l’étude approfondie du comportement des pesticides dans l’environnement et il s’est penché, plus particulièrement, sur les problématiques de pollution des eaux par les pesticides.

Il a dirigé des programmes de recherche nationaux et européens sur des modèles de prévision des émissions de pesticides vers les eaux superficielles et souterraines. Par la suite, à partir des années 90, ses recherches se sont orientées vers des méthodes de prévention et de remédiation de la pollution des eaux et vers l’étude de la contamination des denrées par les pesticides et autres contaminants alimentaires.

Dès cet instant, l’accent a été mis sur l’évaluation des risques tant pour la santé de l’homme que pour la qualité de l’environnement.

Son expertise dans le domaine de la pollution des eaux a été mise à profit au niveau national puisqu’il a participé assidument aux travaux du comité d’homologation des produits phytopharmaceutiques pour ce qui concerne les aspects environnementaux (sous-comité des écotoxicologues).

Au niveau européen, il a participé aux travaux de préparation de la Directive Européenne 91/414 pour la mise sur le marché des pesticides et il a plus particulièrement contribué à l’élaboration des principes uniformes d’évaluation des effets écotoxicologiques des produits phytopharmaceutiques.

Dès la création, en 2001, de l’Agence Alimentaire Belge (AFSCA) il a fait partie du comité scientifique chargé de l’évaluation des risques dans l’ensemble de la chaîne alimentaire et ensuite, depuis 2013, il siège au Comité Supérieur de la Santé (Bruxelles) où il traite des problématiques ayant trait à la Nutrition, l’Alimentation et la Santé. Il dirige actuellement le bureau de consultance « Safe Food Consult » basé à Louvain-la-Neuve en Belgique et il a mené diverses missions de consultance en évaluation des risques sanitaires des denrées alimentaires dans les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique).

Luc Pussemier est auteur et/ou co-auteur de plus de cent publications scientifiques dans des périodiques à comité de lecture et il est co-auteur d’un ouvrage intitulé « Agricultures et Enjeux de Société » paru en 2017 aux Presses Universitaires de Liège.

COLEACPhttps://www.coleacp.org

Le Comité de liaison Europe-Afrique -Caraïbes-Pacifique (COLEACP) est une organisation de la société civile (OSC), créée en 1973 par des acteurs clés du commerce international des fruits et légumes. Le COLEACP est une association interprofessionnelle sans but lucratif dont l’objet principal est de soutenir le développement d’une agriculture et d’une agro-industrie durable et compétitive.

D’un point de vue opérationnel, le COLEACP est un réseau et un outil d’assistance technique au développement durable et inclusif du secteur privé (PME), fondés sur une expertise et un système de formation actifs dans 50 pays (hors UE).

Le COLEACP gère depuis sa création des projets de développement dans le secteur agricole et alimentaire ACP, financés par des bailleurs de fonds (principalement l’Union européenne).
Le COLEACP est régulièrement appelé par des acteurs privés et publics pour les accompagner dans des gestions de crise (sanitaire et phytosanitaire). Son positionnement d’organisation de liaison permanente entre les différentes parties prenantes de filières agricoles facilite ce type d’intervention.

Une quinzaine de pays via leurs ministères, ainsi que les associations de producteurs, et celles de l’industrie des fruits et légumes européenne ont bénéficié de l’appui du COLEACP en 2017.