Apiculture

Selon les sources historiques à disposition, ce sont des pères Maristes en provenance d’Australie qui auraient, les premiers, introduit les abeilles mellifères (c’est-à-dire les abeilles des ruches) en Nouvelle-Calédonie.

La première espèce à avoir pris pied (et ruche !) sur le territoire, et plus précisément aux iles Loyauté et à l’Île des Pins, est Apis mellifera mellifera, plus généralement désignée comme l’abeille noire.

Les abeilles dites “italiennes”, correspondant à l’espèce Apis mellifera ligustica, ont été beaucoup plus tardivement, à la fin du 20ème siècle (source ADECAL).

En plein développement depuis quelques années, la filière apicole néo-calédonienne bénéficie d’un statut sanitaire particulier (et très fragile !) : c’est en effet un des très rares endroits de la planète actuellement exempt du parasite Varroa, à l’origine de la destruction d’une grande partie des populations d’abeilles méllifères.

Le miel produit localement, qui est très majoritairement toutes fleurs (plus de 9/10ème de la production) jouit d’une très bonne réputation et pourrait s’avérer un excellent produit d’exportation si la filière, qui compte fin 2018 environ 700 propriétaires déclarés de ruches, poursuit son développement (production comprise entre 150 et 175 tonnes selon les années).

 

En savoir plus :

La Calédonie Agricole n°164

 

Vanille

Vanilla planifolia est la seule espèce de vanille produite en Nouvelle-Calédonie. Il s’agit également de la principale espèce d’orchidées utilisée pour produire la vanille dans le monde. Souple et peu ramifiée, celle-ci est originaire du Mexique et est appelée vanillier. Elle se développe par croissance du bourgeon terminal et forme de longues pousses qui peuvent s’élancer à l’assaut de leur support sur plus de dix mètres.

Les gousses de vanille de Nouvelle Calédonie sont donc des Vanilla planifolia. Longues et charnues, elles sont brunes foncées. Les plants de vanillier se sont très bien acclimatés au climat des îles Loyauté où les premières implantations ont eu lieu vers 1860, avec des plants en provenance de la Réunion.

La production de vanille s’implante également depuis quelques années sur la Grande Terre où certains producteurs obtiennent des résultats exceptionnels en termes de taux de vanilline.

Compte tenu de la qualité de certains des crus produits localement, un quart à un  tiers de gousse suffit à parfumer des recettes vanillées. Une gousse de vanille de Nouvelle-Calédonie peut ainsi remplacer 5 à 8 gousses de Madagascar selon les clients glaciers et pâtissiers qui commencent à s’arracher notre Vanille promise à un beau destin à l’international !

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