Élevage

Aquaculture

 

L’aquaculture de crevettes (ou crevetticulture pour être précis !) est récente en Nouvelle-Calédonie. Elle a commencé au début des années 80, sur la base de recherches menées par l’IFREMER depuis 1973 pour déterminer les variétés de crevettes potentiellement intéressantes, et pour adapter les techniques de reproduction et d’élevage au contexte local.
Actuellement, seule Penaeus Stylyrostris, plus généralement nommée “crevette bleue” est produite en Nouvelle-Calédonie.

(source : DAVAR)

 

 

Élevage bovin

Il existe différentes races de bovins en Nouvelle-Calédonie et chacune possède des qualités différentes. Voici quelques traits spécifiques à chacune :

  • Le Sénépol possède des qualités telles que la maturité précoce et l’efficacité maternelle, la tolérance à la chaleur, une bonne résistance aux tiques des bovins, et la docilité.
  • Le Droughmaster est une race créée exclusivement pour la production de viande, qui allie à la fois rusticité, fertilité et docilité. Elle s’avère également relativement résistante aux tiques des bovins.
  • La Blonde d’Aquitaine est connue pour sa capacité amélioratrice, en donnant du muscle et de la vitesse de croissance, aussi bien en race pure qu’en croisement.
  • Le Brahman est une race reconnue mondialement pour sa rusticité, sa résistance (notamment aux tiques) et ses capacités d’adaptation incroyables. Cette race s’avère être une solution très adaptée pour l’élevage en zone défavorisée (sécheresse, parasitisme).
  • Le succès de la race Belmont Red est basé sur des traits de productivité et d’adaptabilité qui peuvent être mesurés et qui sont héritables. Les atouts de cette race un atout sont sa fertilité, sa docilité, sa croissance rapide et de hauts rendements en termes de carcasses. C’est enfin une race plus adaptée aux tiques bovines que les races d’origine européenne.
  • Le Limousin est une race qui conjugue de grandes qualités maternelles avec des aptitudes bouchères tout à fait exceptionnelles. Une race d’exception mais peu tolérante aux tiques des bovins.

(source : Upra Bovine)

 

 Élevage ovin

Si l’élevage ovin reste encore limité en Nouvelle-Calédonie, il ne se limite toutefois pas à une seule race. Quatre sont présentes sur le territoire. En voici les principales caractéristiques.

  • Suffolk
    Race d’herbage lourde, précoce et prolifique, le Suffolk est le résultat d’un croisement entre des brebis de race Norfolk (qualités gustatives) et des béliers de race Southdown ; les deux races étant réputées pour leur qualité de viande. Le Suffolk a la particularité de s’adapter de façon aisée à des milieux très variés en zone d’herbage.
    Il s’agit d’un mouton de grand format avec la tête et les pattes noires. En Nouvelle Calédonie, cette race précoce est exploitée soit en race pure, dont les qualités maternelles, la valeur laitière et la prolificité sont très recherchées ; ou en croisement terminal sur de multiples races rustiques. Les agneaux précoces élevés en plein air présentent un rendement en viande supérieur avec une faible proportion de gras.
  • Wiltshire Poll
    Réputé pour sa faible toison, ce mouton est originaire d’Angleterre. Cette race a été progressivement sélectionnée pour sa grande taille au 18ème siècle. Elle a été introduite en Nouvelle-Calédonie en 1998. Cette race se caractérise par des animaux de grand format possédant un corps long, une poitrine profonde et des membres fins et longs. Les onglons et le museau sont de couleur noire. Le Wiltshire Poll a la faculté de muer annuellement (renouvellement naturel de la toison). Le Wiltshire Poll est réputé pour sa rusticité. Il s’adapte aux zones d’élevages arides et chaudes. Du fait de son caractère délainé, le Wiltshire Poll est moins vulnérable aux parasites externes et moins contraignant à tondre.
  • Dorper
    La race a été développée en Afrique du Sud dans les années 30 à partir d’un croisement de femelles Black persan et d’un mâle Dorset Horn choisi pour sa précocité et ses aptitudes bouchères. Cette race a été introduite en Nouvelle-Calédonie par voie embryonnaire en 2011. Elle se caractérise par un corps bien conformé, musclé, profond et large. Le corps est recouvert d’un mélange de laine très courte associé à des poils présents sur le dos et les flancs. Le ventre, la partie inférieure du cou et les pattes sont recouverts de poils très courts. La race Dorper présente à la fois des qualités d’élevage et des qualités bouchères.
  • Damara
    Les moutons de Damara, à l’origine présents en Asie orientale, ont prospéré en Egypte et en Afrique du sud. La race a été introduite par voie embryonnaire en Nouvelle-Calédonie en 2007. Il s’agit d’un animal de grande taille, muni de membres assez longs, effilés, d’un corps profond et d’une couverture musculaire maigre sans formation graisseuse.Le Damara présente d’excellentes qualités d’élevage. La race est adaptée aux climats extrêmes. Sa rusticité et sa robustesse font un animal capable de s’adapter et prospérer dans des conditions environnementales diverses.

(source Upra Ovine)

 

Élevage porcin

Les races porcines présentes en Nouvelle-Calédonie sont au nombre de quatre : Landrace, Large White, Piétrain et Duroc.

Ces races sont élevées pour deux raisons différentes :

  • Les Large White et Landrace sont des animaux avec de très bonnes qualités maternelles. On croise donc ces deux races ensemble pour obtenir des femelles dites « F1 » qui serviront à constituer le troupeau femelle des éleveurs.
  • Les Piétrain et Duroc sont des animaux avec de bonnes qualités bouchères. On croise donc ces deux races pour obtenir des mâles « Piétrain Duroc » qui auront la fonction reproducteur dans les élevages.

(source : Upra Porcine)

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Fruits et légumes

Fruits

Si la situation subtropicale de la Nouvelle-Calédonie n’est pas propice à la production de certains fruits (pommes, cerises, etc.), elle est par contre formidablement adaptée pour nombre d’espèces qui comptent elles-mêmes une grande variété. Quelques exemples non exhaustifs :

  • Oranges
    Navel, Cadenera, Hamlin, Pineapple, Valencia…
  • Avocats
    Pernod, Fuerte, Hall, Choquette, Simpson, Nishikawa, Reed, Gwen (nain), Anaheim…
  •  Mangues
    Kensington, Smith, Nam Doc Maï, Kent, Irwin, Van Dyke, Sensation, Tommy Atkins, Palmer, Keitt…
  •  Goyaves
    Beaumont, Patricia, Suprême…
  • Bananes
    Banane dessert (william), Bananes à cuire (poingo, fe’i, plantin,…) et de nombreuses variétés de bananes chefs

 

 

 

Ces fruits et bien d’autres (corossol, ananas, litchi, etc.) sont soumis à une certaine saisonnalité. Pour en savoir plus sur les saisons de consommation des différents fruits, cliquer ici pour télécharger le Calendrier de saisonnalité de la production locale “Fruits et légumes” produit par l’IFEL-NC1 et la Chambre d’agriculture

(source : La filière fruits en province Sud – 2017, Province Sud)

1 IFEL-NC : Interprofession Fruits Et Légumes de Nouvelle-Calédonie

 

Légumes

Un grand nombre d’espèces et variétés de légumes sont produits et commercialisés en Nouvelle-Calédonie, et ce même si la situation subtropicale du territoire rend parfois plus difficile la production de certains, comme l’asperge blanche, par exemple.

Liste non exhaustive des espèces et variétés produites localement :

  • Salades
    Frisée, Feuille de chêne blonde, Feuille de chêne rouge, Battavia, Laitue rouge, Laitue verte, Roquette…
  • Tomates
    Ronde, Cœur de boeuf, Cerise, Grappe, Cocktail, Cœur de pigeon…
  • Radis
    Demi-long bicolore, Radis rouge, Radis noir…
  • Courgettes
    Longue verte, Longue Jaune, Ronde verte, Ronde jaune…
  • Concombres
    Télégraphe, Mini-concombre, Concombre plein champ
  • Aubergines
    Aubergine noire, Aubergine rose…

Ces légumes et bien d’autres (carottes, squash, pâtisson, poivrons, etc.) sont soumis à une certaine saisonnalité. Pour en savoir plus sur les saisons de consommation des différents légumes, cliquer ici pour télécharger le Calendrier de saisonnalité de la production locale “Fruits et légumes” produit par l’IFEL-NC1 et la Chambre d’agriculture.

1 IFEL-NC : Interprofession Fruits Et Légumes de Nouvelle-Calédonie

 

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Production diverse

Apiculture

Selon les sources historiques à disposition, ce sont des pères Maristes en provenance d’Australie qui auraient, les premiers, introduit les abeilles mellifères (c’est-à-dire les abeilles des ruches) en Nouvelle-Calédonie.

La première espèce à avoir pris pied (et ruche !) sur le territoire, et plus précisément aux iles Loyauté et à l’Île des Pins, est Apis mellifera mellifera, plus généralement désignée comme l’abeille noire.

Les abeilles dites “italiennes”, correspondant à l’espèce Apis mellifera ligustica, ont été beaucoup plus tardivement, à la fin du 20ème siècle (source ADECAL).

En plein développement depuis quelques années, la filière apicole néo-calédonienne bénéficie d’un statut sanitaire particulier (et très fragile !) : c’est en effet un des très rares endroits de la planète actuellement exempt du parasite Varroa, à l’origine de la destruction d’une grande partie des populations d’abeilles méllifères.

Le miel produit localement, qui est très majoritairement toutes fleurs (plus de 9/10ème de la production) jouit d’une très bonne réputation et pourrait s’avérer un excellent produit d’exportation si la filière, qui compte fin 2018 environ 700 propriétaires déclarés de ruches, poursuit son développement (production comprise entre 150 et 175 tonnes selon les années).

 

En savoir plus :

La Calédonie Agricole n°164

 

Vanille

Vanilla planifolia est la seule espèce de vanille produite en Nouvelle-Calédonie. Il s’agit également de la principale espèce d’orchidées utilisée pour produire la vanille dans le monde. Souple et peu ramifiée, celle-ci est originaire du Mexique et est appelée vanillier. Elle se développe par croissance du bourgeon terminal et forme de longues pousses qui peuvent s’élancer à l’assaut de leur support sur plus de dix mètres.

Les gousses de vanille de Nouvelle Calédonie sont donc des Vanilla planifolia. Longues et charnues, elles sont brunes foncées. Les plants de vanillier se sont très bien acclimatés au climat des îles Loyauté où les premières implantations ont eu lieu vers 1860, avec des plants en provenance de la Réunion.

La production de vanille s’implante également depuis quelques années sur la Grande Terre où certains producteurs obtiennent des résultats exceptionnels en termes de taux de vanilline.

Compte tenu de la qualité de certains des crus produits localement, un quart à un  tiers de gousse suffit à parfumer des recettes vanillées. Une gousse de vanille de Nouvelle-Calédonie peut ainsi remplacer 5 à 8 gousses de Madagascar selon les clients glaciers et pâtissiers qui commencent à s’arracher notre Vanille promise à un beau destin à l’international !

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Tubercules

Pommes de terre

La production de pommes de terre a considérablement progressé localement ces dernières années. Dorénavant, les consommateurs peuvent accéder à une palette élargie de variétés avec des caractéristiques bien distinctes.

Chérie, Marilyn, Désirée, Daifla, Atlas, Passion, Élodie, Nadine, Jelly, Rattes et Vitelotte sont ainsi autant de variété désormais disponibles sur les étals, en fonction des calendriers de production.

Quelques caractéristiques à titre d’exemple :

 

  •  L’Atlas est une pomme de terre de consommation courante. Elle est particulièrement recommandée pour la cuisson en frites, gratin ou purée.
  • La Chérie est une pomme de terre à chair ferme. Elle est particulièrement recommandée pour la cuisson à la vapeur, sous forme rissolées ou sautées.
  • La Jelly est une pomme de terre de consommation courante. C’est une variété mixte qui convient bien à toutes les cuissons mais elle est particulièrement recommandée pour la cuisson à la vapeur, les salades, les barbecues.

(caractéristiques ; source OCEF)

 

 

 

 

 

Tubercules tropicaux

Ignames, taros, patates douces, manioc font partie intégrante de la culture agricole calédonienne et sont particulièrement en phase avec le climat subtropical de l’archipel.

 La principale espèce d’igname est la Dioscorea alata. Elle possède une tige carrée ailée et une chair blanche ou colorée, selon la variété. Originaire d’Asie du sud-est, elle serait arrivée environ 1000 ans avant J-C sur la Grande Terre, en provenance des îles Banks et Torres. Il existait à l’origine 130 variétés de cette espèce sur le territoire, mais certaines ont probablement disparu aujourd’hui.

 Il existe de nombreuse variétés de patate douce sur le territoire qui différent par la forme et la couleur de leurs tiges et de leurs tubercules. Certaines variétés sont présentes sur le territoire depuis très longtemps, tandis que d’autres ont été introduites plus récemment.

En voici quelques-unes :

 

  • Kari patte de poule : c’est une variété locale. Sa peau est blanche et sa chair est jaune. Ses feuilles ont une forme de patte de poule, d’où son nom.
  • Peau rouge mégélé : c’est une variété locale. Sa peau est rouge et sa chair est de couleur crème, marbrée de mauve.
  • Kari carotte : c’est une variété locale. Ses feuilles sont violettes et sa chair est tachetée de mauve, dans une matrice blanche.
  • Kari violet : fournie par le CIP (Centra International de la Papa), cette variété a la chair orangée et veinée de mauve.
  • Cœur violet : fournie par le CIP (Centra International de la Papa), la particularité de cette variété est la couleur blanche fortement veinée de mauve de sa chair, qui a en plus un goût parfumé.

(source : ADECAL)

 

 

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