Réglementations – PPUA

Non, la Nouvelle-Calédonie met en œuvre des plans de surveillance et de contrôle des fruits et légumes produits localement et importés. Au cours des trois dernières années, le taux de conformité de la production locale a oscillé entre 92% et 95% au regard de la réglementation en vigueur. En 2016, aucune substance active interdite dans l’Union Européenne ou en Nouvelle-Calédonie n’a été détectée sur les fruits et légumes locaux en 2016.

Source : DAVAR-NC

En savoir plus : http://www.davar.gouv.nc/portal/page/portal/davar/sante_animaux_vegetaux

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Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a voté en février 2017, une loi de Pays (Loi de Pays 2017-03 du 07/02/2017) portant sur l’homologation, la distribution et l’utilisation des produits phytosanitaires. Cette loi est inscrite dans le code pastoral de la Nouvelle-Calédonie. La réglementation locale sur les PPUA a pour socle celle de l’Union européenne (U.E). Toutefois, pour tenir compte des contraintes géographiques et climatiques de la Nouvelle-Calédonie, ainsi que des flux d’approvisionnement, le législateur calédonien peut élargir ce socle à des références australiennes et néo-zélandaises ; par exemple pour homologuer des produits de protection des squashs qui ne sont pas cultivées en Europe.

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Les fruits et légumes importés doivent, pour être mis sur le marché en Nouvelle-Calédonie, être en conformité avec les Limites Maximales de Résidus (LMR) fixées par la réglementation néo-calédonienne. En réalité, en 2016, seuls 47% des échantillons analysés de fruits et légumes importés étaient conformes aux LMR autorisées en Nouvelle-Calédonie. Par ailleurs, des échantillons de fruits et légumes importés présentaient des résidus de substances actives interdites en Nouvelle-Calédonie et en Union Européenne.

Source : DAVAR-NC
En savoir plus : http://www.davar.gouv.nc/portal/page/portal/davar/sante_animaux_vegetaux

 

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Oui, les prélèvements d’échantillons de fruits et légumes sont effectués par la DAVAR en respectant des procédures strictes de traçabilité. Les analyses sont ensuite effectuées en parallèle par deux laboratoires : le laboratoire Asure Quality, agréé par les autorités de Nouvelle-Zélande, qui réalise des analyses exploratoires sur 493 molécules, et le Laboratoire de Nouvelle-Calédonie (DAVAR) qui effectue en doublon des analyses sur 99 substances actives.

En savoir plus : http://www.davar.gouv.nc/portal/page/portal/davar/sante_animaux_vegetaux

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La loi de pays 2017-3 édicte les sanctions pour l’utilisation de produits non homologués et pour les usages non réglementaires. En cas d’utilisation d’un produit non homologué, ou de substances actives non homologuées (ou retirées de la liste d’homologation), l’agriculteur risque jusqu’à 900 000 XPF d’amende. En cas de mauvaise utilisation d’un produit autorisé (délai trop proche de la récolte, mauvaises conditions météorologiques, proximité d’un cours d’eau…) l’agriculteur risque également jusqu’à 900 000 XPF d’amende.

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En France, la surveillance est d’un échantillon contrôlé pour 7 500 tonnes de fruits et légumes produits. À La Réunion, elle est d’un échantillon contrôlé pour 4 000 tonnes produites. En Nouvelle-Calédonie, environ 170 échantillons sont analysés annuellement (Plan de Surveillance et Plan de Contrôle – PSPC) pour une production locale de 21 700 tonnes de fruits et légumes, rassemblant une centaine de producteurs, soit une surveillance d’un échantillon pour 123 tonnes de production locale. Le niveau de surveillance des fruits et légumes est donc 60 fois supérieur à celui de la France, au prorata de la production locale.

Sources : DAVAR et DGAL.
En savoir plus : http://www.davar.gouv.nc/portal/page/portal/davar/sante_animaux_vegetaux

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La loi de Pays de février 2017 fixe les conditions d’utilisation des produits phytosanitaires. Les agriculteurs doivent par exemple réaliser leurs traitements dans des conditions météorologiques favorables (interdiction de traiter lorsque le vent est supérieur à 10 nœuds), respecter des délais entre les traitements et les dates de récolte, ne pas traiter aux abords des cours d’eau, respecter un certain nombre de procédures (produits compatibles avec la présence de fleurs et d’exsudats, etc.) pour ne pas risquer, notamment, d’impacter les populations d’abeilles.

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La réglementation européenne et la réglementation française répondent à de nombreux problèmes sanitaires de la Nouvelle-Calédonie. Cependant, compte-tenu de sa situation géographique (réactivité d’approvisionnement en cas de crise), de son climat (subtropical) et de ses productions (tempérées et tropicales), il est également important que la Nouvelle-Calédonie puisse utiliser des produits autorisés en Australie ou en Nouvelle-Zélande, le cas échéant. Seuls les produits australiens et néozélandais à base de substances actives autorisées en Europe peuvent bénéficier d’une procédure d’homologation simplifiée. Dans le cas contraire, un comité consultatif propose au gouvernement de l’homologuer ou non, sur la base d’une étude entre les intérêts agronomiques et les risques potentiels pour l’environnement et la santé humaine.

En savoir plus sur le comité consultatif : suivre ce lien

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Le gouvernement délivre les homologations pour les substances actives et les PPUA, sur la base de l’avis du comité consultatif des produits phytopharmaceutiques et de la consultation du public.

Qui peut déposer un dossier de demande d’homologation ?
Les organisations professionnelles (Chambre d’agriculture, REPAIR, FCTE…), les importateurs- revendeurs, les provinces, etc.

Qui sont les membres du comité consultatif ?
Ils sont 14 représentants de différentes institutions et associations environnementales et agricoles : la Direction des affaires sanitaires et sociales (DASS), la Direction du travail et de l’emploi (DTE), les 3 provinces, la Chambre d’agriculture, la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI), le Consortium de coopération pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation (Cresica), La technopôle, la FNSEA-NC, REPAIR, Ensemble Pour La Planète, UFC-Que Choisir, Société calédonienne de santé publique (SCSP).

La Présidence de ce comité est assurée depuis le 10 juillet 2017, par Christophe Courtot, élu de la Chambre d’agriculture, pour un mandat de deux ans. Le SIVAP assure le secrétariat du comité.

Quel est le parcours d’un dossier de demande d’homologation ?
Les dossiers de demandes d’agrément d’une substance active (SA) et d’homologation de PPUA sont déposés auprès de la DAVAR qui les soumet à l’avis du comité consultatif. Le circuit du dossier diffère en fonction des caractéristiques du produit, et selon qu’il est homologué ou non en Union européenne et dans des pays d’une liste positive (dont Australie, Nouvelle-Zélande…).

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La liste des substances actives agréées et la liste des produits phytosanitaires homologués sont disponibles sur le site de la DAVAR, à la rubrique « Santé produits végétaux » :
http://www.davar.gouv.nc/portal/page/portal/davar/sante_animaux_vegetaux/pesticides

Cette liste est mise à jour lors des parutions des arrêtés du gouvernement et lorsque les produits arrivent en fin d’homologation.

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Les LMR pour la Nouvelle-Calédonie sont définies dans la délibération n°113/CP du 18 octobre 1996. Cette délibération fixe les seuils pour certaines substances actives et selon certaines productions de fruits et légumes. Cette délibération a été révisée en 2012 mais suite à des actions en justice en 2016 ayant annulé sa réactualisation, c’est la délibération de 1996 qui s’applique. Pour les LMR des substances actives qui ne figurant pas dans la délibération de 1996, le SIVAP utilise les LMR européennes par défaut.

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Une centaine de substances actives et environ 200 produits phytosanitaires à usage agricole sont actuellement homologués en Nouvelle-Calédonie. En Europe, à titre de comparaison, plus de 400 substances actives sont autorisées, soit 4 fois plus. Aujourd’hui, la réglementation calédonienne se rapproche de la réglementation française, que ce soit pour les délais avant récolte (DAR au minimum de 3 jours), les délais avant d’entrer sur la parcelle entre le traitement et l’entrée des travailleurs et les zones non traitées aux abords des cours d’eau (5 mètres minimum).

La réglementation calédonienne a mis en place une obligation de formation pour les agriculteurs, distributeurs et conseillers agricoles, ainsi qu’une obligation de tenue de registres phytosanitaires.

Dans la réglementation australienne, le délai avant récolte (DAR) est au minium d’un jour et il n’existe pas de délai avant entrée sur les parcelles. De plus, la réglementation calédonienne, à l’instar de celle en vigueur en Europe, impose d’utiliser des PPUA qui sont classés comme non nocifs pour les abeilles durant les périodes de floraison, ce qui n’est pas le cas de celle en vigueur en Australie, par exemple.

Donc non, la réglementation calédonienne n’est pas plus clémente que celle en vigueur en Union Européenne ou en Australie et Nouvelle-Zélande.

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Ces résultats d’analyses sont publiés chaque année par la DAVAR sous la forme d’un rapport et sont disponibles sur leur site internet à la rubrique « Santé produits végétaux » :
http://www.davar.gouv.nc/portal/page/portal/davar/sante_animaux_vegetaux/pesticides

Sur demande, les associations peuvent disposer des résultats bruts et rendus anonymes.

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Le plan de surveillance est élaboré chaque année par la DAVAR. Le nombre d’échantillons qu’ils prélèvent et soumettent à l’analyse est en lien avec la quantité de fruits et légumes produits localement et importés chaque année. L’objectif est de maintenir une pression de surveillance sur une vingtaine de productions et de renforcer les contrôles sur certaines, en fonction des résultats obtenus les années précédentes.

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Les biocides (répulsifs, produits de désinsectisation, …), qui représentent la grande majorité des produits chimiques importés et utilisés en Nouvelle-Calédonie, ne sont pas à l’heure actuelle réglementés et encadrés, comme le sont les PPUA.

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Les particuliers peuvent utiliser les mêmes matières actives que les agriculteurs mais le conditionnement, la concentration, ne sont pas les mêmes. D’ici 2019, seuls les produits phytosanitaires contenant des substances actives d’origine naturelle, ou constitués de micro-organismes pourront être vendus aux particuliers.

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L’Union Européenne édite une liste positive de substances actives que chaque pays membre peut autoriser ou non sur son territoire. Les firmes phytosanitaires déposent des dossiers d’homologation contenant les substances actives autorisées dans chacun des pays pour des couples de cultures et des ravageurs. Chaque pays délivre une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les produits, avec des usages précis.
Ce système explique les différences de réglementation entre des pays membre de l’UE comme l’Espagne, la France et la Belgique, dans lesquels les agriculteurs n’ont pas accès aux mêmes moyens de lutte.

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Pour les produits composés de substances actives autorisées en Europe, les dates d’agrément sont calquées sur celles de l’Europe. Pour les autres produits, la durée d’homologation est de 10 ans maximum. En cas de nouvelles études ou données disponibles, il est possible de ré-examiner les dossiers d’agrément et de modifier les dates de fin d’homologation.

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Un pays se base sur la composition du régime alimentaire de ses habitants pour fixer ses LMR, afin de prendre en compte un potentiel risque de bioaccumulation des substances actives. Bien que les régimes alimentaires soient très différents entre la Grèce et la Finlande, les pays membres de l’Union Européenne ont adopté les mêmes LMR. Cette harmonisation a permis d’éviter les problèmes de non-conformité entre produits alimentaires en provenance de différents pays membres, dans le marché communautaire de libre-échange. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont défini leurs propres LMR en tenant compte des spécificités des régimes alimentaires de leurs populations respectives.

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Utilisation des PPUA en Nouvelle-Calédonie

Oui, les importations sont passées de 105 tonnes en 2007 à 51 tonnes en 2016, soit une baisse de moitié en moins de 10 ans. Dans le même temps, la production végétale a augmenté de 15%. Cette tendance à la baisse se confirme si on prend en compte des périodes quinquennales. En effet, entre 2007 et 2011, la consommation de PPUA a été en moyenne de 108 tonnes. Entre 2012 et 2016, elle a été en moyenne de 55 tonnes, soit une baisse de 51 % entre ces deux périodes.

Source : DAVAR

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  • Françoise Kerjouan dit :

    Plus personne ne raisonne en tonnes pour ce qui concerne les pesticides: les substances actives sont toujours plus efficaces à des quantités moindres et les concentrations des produits sont de plus en plus importantes. Il faut arrêter d’utiliser cet argument qui décrédibilise votre discours.

    • admin-forum dit :

      Bonjour Madame
      Nous vous remercions pour votre contribution.

      Actuellement, les seules données chiffrées disponibles de la part de la DAVAR sont effectivement les quantités de produits phytosanitaires importées en Nouvelle-Calédonie, exprimées en quantité de produits phytosanitaires. Ces chiffres permettent d’illustrer une tendance globale mais, comme vous le signalez, ils mériteraient d’être complétés afin de permettre une analyse plus en profondeur de la consommation de PPUA et donc de l’évolution des pratiques.

      Afin de mesurer les évolutions des usages des produits phytosanitaires, le ministère de l’agriculture a développé un indicateur de suivi du recours aux produits phytopharmaceutiques, le NODU (NOmbre de Doses Unités). Calculé à partir des données de vente des distributeurs de produits phytopharmaceutiques, le NODU correspond à un nombre de traitements « moyens » appliqués annuellement sur l’ensemble des cultures, à l’échelle nationale. Il s’affranchit des substitutions de substances actives par de nouvelles substances efficaces à plus faible dose puisque, pour chaque substance, la quantité appliquée est rapportée à une dose unité (DU) qui lui est propre. Ainsi, rapporté à la surface agricole utile (SAU), le NODU permet de déterminer le nombre moyen de traitements par hectare.

      La mise en place du calcul de ce NODU en Nouvelle-Calédonie, ainsi que celle d’autres indicateurs comme l’IFT (Indicateur de Fréquence des Traitements), font partie des propositions que la Chambre d’agriculture s’est engagée à transmettre au gouvernement au travers l’élaboration participative d’un livre blanc sur les PPUA.

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    Non, les produits phytosanitaires à usage agricole représentent moins de 20% de la quantité de produits phytosanitaires importés – insecticides, fongicides, herbicides. Les produits constituant les 80% restants sont utilisés pour la lutte anti-vectorielle, la lutte contre les rongeurs, la désinsectisation des bâtiments, l’entretien des espaces verts et publics et les produits pour les jardins que l’on trouve dans les commerces.

    Source : DAVAR

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    Oui, les agriculteurs suivent des formations pour obtenir le CERTIPHYTO. À partir de février 2017 (arrêtés publiés au JO-NC de mai 2017), les agriculteurs ont cinq ans pour obtenir leur CERTIPYTO pour tout achat, détention et usage de PPUA. Les thèmes traités lors de la formation CERTIPHYTO sont la réglementation, la protection de l’environnement et de la santé des applicateurs, les pratiques de pulvérisation. Les distributeurs et les techniciens agricoles doivent eux aussi suivre une formation CERTIPHYTO, mais avec un contenu adapté à leur métier de vente et de conseil.

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    À l ‘échelle mondiale, les bio-agresseurs sont responsables de 40% des pertes de récoltes (source : CABI). En l’état des connaissances actuelles (scientifiques, technologiques), la lutte contre les bio-agresseurs nécessite de recourir à des produits phytosanitaires pour assurer un certain niveau de production agricole, limiter les pertes économiques et la dépendance alimentaire en ayant recours à des importations. À titre d’exemple, en 2013, en l’absence de traitement efficace disponible contre le mildiou (champignon phytopathogène), plus de 80% des récoltes de pommes de terre néo-calédoniennes ont été perdues.

    En Nouvelle-Calédonie, la Chambre d’agriculture a fait valider par un comité d’experts des instituts de recherche (IAC, Technopôle, IRD) et du développement (provinces), une liste d’une centaine d’organismes nuisibles à l’agriculture (champignons, mammifères, oiseaux, insectes…) à partir de références internationales et d’observations de terrain. Cette liste est évolutive car l’augmentation des flux de marchandises et de personnes (voie maritime et aérienne) accentue le risque d’introduction de nouvelles espèces potentiellement nuisibles sur le territoire (rouille des Myrtacées, Bunchy-Top du bananier, etc.).

    En revanche, l’évolution des connaissances conduit à devoir gérer de façon plus économe les produits phytosanitaires, en raison des risques potentiels pour la santé, l’environnement et de l’apparition de résistances aux substances actives chez les organismes nuisibles. Désormais, la mise en œuvre de mesures prophylactiques fait partie intégrante des stratégies de lutte : associations des cultures et introduction de plantes utiles, protection biologique, utilisation de moyens physiques (filet, désherbage, etc.), surveillance des bio-agresseurs…

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    L’agriculture biologique n’autorise pas l’utilisation de pesticides chimiques de synthèse. Par contre, les agriculteurs biologiques peuvent être amenés à utiliser des pesticides « naturels », comme le purin de papayer, la bouillie bordelaise (soufre) ou les produits à base de micro-organismes. Ces produits d’origine « naturelle » peuvent aussi présenter des toxicités pour l’homme et l’environnement et ils doivent donc être utilisés avec précaution.

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    Ces signes de qualité sont encadrés par la Loi de pays du 12 janvier 2017. Ils reposent sur des référentiels officiels homologués par arrêté du gouvernement. Les agriculteurs certifiés font l’objet de contrôles réguliers par un organisme agréé par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et reconnu comme indépendant, impartial et compétent.

    Pour l’Agriculture Responsable (AR), les agriculteurs sont regroupés au sein du syndicat Repair et mettent en œuvre un cahier des charges qui vise à réduire autant que possible l’utilisation des produits phytosanitaires et les autres intrants chimiques comme les engrais. Certains agriculteurs certifiés AR ont réussi à se passer de produits phytosanitaires et visent maintenant une certification en Agriculture Intégrée (AI) qui impose d’utiliser l’ensemble des méthodes non chimiques (insectes utiles, variétés résistantes, recours aux micro-organismes utiles, etc.) avant le recours à certains produits de synthèse (qui ne doivent pas impacter la faune utile).

    Pour l’Agriculture Biologique, les agriculteurs sont accompagnés dans leurs pratiques et dans la certification par l’association BioCalédonia. Les productions sont garanties selon le référentiel de la Norme Océanienne d’Agriculture Biologique (NOAB), avec le sigle « Bio Pasifika », qui sont communs aux États et Territoires du Pacifique. Cette norme interdit l’utilisation de tout intrant (pesticides, engrais, etc.) chimique ou de synthèse, ainsi que les plantes OGM.

    En savoir plus sur les signes de qualité : http://www.siqo.nc

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    Sans être exhaustif, les bio-agresseurs qui causent le plus de dégâts aux cultures et aux élevages néo-calédoniens sont : Sans être exhaustif, les bio-agresseurs qui causent le plus de dégâts aux cultures et aux élevages néo-calédoniens sont :

    • chez les vertébrés : le cerf, la cochon sauvage, le rat et le bulbul à ventre rouge,
    • chez les insectes : le papillon piqueur des fruits, les mouches des fruits, les thrips sur maraîchage, la punaise de l’avocatier, les cochenilles (horticulture),
    • chez les acariens : la tique du bétail, • chez les bactéries : la bactériose de l’anthurium,
    • chez les virus : le bunchy-top du bananier et le TYLCV sur tomate,
    • chez les champignons : l’anthracnose de l’igname, le mildiou de la pomme de terre, l’oïdium des rosiers, les cercosporioses.

    Certains ravageurs des cultures ont une répartition endémique ou régionale (punaise de l’avocatier, papillon piqueur), tropicale (anthracnose de l’igname) ou causent des dégâts à l’échelle mondiale (thrips, oïdium, mildiou de la pomme de terre…).

    L’insularité de la Nouvelle-Calédonie confère l’avantage de protéger les écosystèmes et agrosystèmes de certains ravageurs en raison des obstacles à franchir (distance, mer) mais, à contrario, l’inconvénient d’être en situation de plus grande fragilité car les plantes cultivées localement ne sont généralement pas « équipées » de défenses naturelles en cas d’introduction de nouveaux ravageurs.

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    Emportés par les eaux de ruissellement ou diffusés dans les eaux souterraines, volatilisés dans l’atmosphère ou stockés dans les sols, les produits phytosanitaires peuvent se retrouver dans de nombreux écosystèmes, voire dans les aliments. Aujourd’hui, de nombreuses recherches s’attèlent à comprendre comment les produits phytosanitaires peuvent contaminer l’environnement et ce qu’ils deviennent au cours du temps, pour évaluer les expositions des écosystèmes à ces substances.

    La mauvaise utilisation des produits phytosanitaires peut donc avoir des conséquences à long terme sur notre environnement. L’utilisation massive du chlordécone contre le charançon du bananier aux Antilles a ainsi rendu impropre à la production alimentaire de nombreux sols et contaminé les cours d’eau, et jusqu’aux crustacés et poissons. Cet exemple emblématique d’une contamination à long terme des sols et de la ressource en eau illustre l’importance de développer des méthodes plus durables comme le piégeage des charançons, tel qu’il est pratiqué dans de nombreuses bananeraies en Nouvelle-Calédonie.

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    Les firmes internationales qui instruisent les demandes d’homologation pour les couples « substances actives/culture » (ex : Abamectin/orange) entament rarement des démarches d’homologation d’usage pour leurs substances actives dont le potentiel économique est faible (les DOM représentent un petit marché peu attractif).
    Une firme aura un meilleur retour sur investissement pour la même substance active en déposant des demandes sur une culture comme le maïs ou le blé plutôt que la mangue ou le litchi.

    La production agricole de l’Outre-mer français est particulièrement confrontée à cette problématique des usages mineurs, voire des usages orphelins pour lesquels quasiment aucun produit homologué n’est disponible.

    Depuis 2009, la mise en place d’un plan national et d’une commission des usages orphelins pilotés par la Direction générale de l’alimentation (ministère de l’agriculture), permet de réunir les compétences et moyens nécessaires pour répondre à cette problématique des usages orphelins, notamment dans les DOM. Une douzaine d’actions prioritaires sont ainsi menées, parmi lesquelles l’identification des usages orphelins, l’établissement d’une liste des usages prioritaires, l’expérimentation via des centres situés dans les DOM (IT2, ARMEFLHOR,…) pour évaluer l’efficacité de certaines substances actives, les risques associés et les limites de résidus.

    Définition usage orphelin : usage pour lequel il n’existe aucun moyen, ou aucun moyen assez efficace, pour lutter contre un ravageur ou une maladie sur

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    Accompagnement des agriculteurs et amélioration des pratiques agricoles

    La Chambre d’agriculture propose plusieurs services d’accompagnement, de conseil et technique et de formation sur :

    • la règlementation et les usages des PPUA ;
    • l’étalonnage des pulvérisateurs qui consiste à régler les appareils de traitement des agriculteurs afin de calibrer la bonne dose, d’orienter de façon optimale les projections sur la cible et d’éviter ainsi les surdosages ou la dérive des produits ;
    • la rédaction et diffusion d’informations : guide des produits phytosanitaire, bulletin de santé du végétal-BSV (alerte sur les ravageurs et maladies et méthode de prophylaxie et de gestion), PPUA Infos, La Calédonie agricole, site internet, etc.;
    • l’évaluation, la démonstration et le transfert de méthodes alternatives aux PPUA chimiques, via des essais chez des agriculteurs volontaires et l’organisation de journées techniques.

    La Chambre d’agriculture entretient également un réseau de partenaires engagés dans les bonnes pratiques agricoles, à l’international via :

    • l’animation d’un  réseau de fermes de démonstration en agriculture biologique dans les territoires français d’Océanie (NC, PF et W&F) dans le cadre du projet INTÈGRE (CPS) ;
    • l’implication dans les réseaux d’innovations agricoles des DOM (réseau RITA).
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    Les agriculteurs calédoniens se sont engagés, avec le soutien de leurs organisations professionnelles, de leurs partenaires techniques et de la recherche-expérimentation sur la diffusion de pratiques permettant de réduire l’usage des PPUA. On peut lister à titre d’exemples :

    • l’utilisation de variétés résistantes/tolérantes aux maladies,
    • les associations des variétés ou d’espèces végétales, ainsi que la bonne gestion des successions culturales,
    • le désherbage mécanique,
    • la lutte biologique par le lâcher d’auxiliaires ou par l’aménagement des parcelles permettant de fixer les auxiliaires,
    • le recours à la confusion sexuelle et au piégeage (via des hormones),
    • l’utilisation de produits à base d’extraits de plantes (purin de papaye), de micro-organismes (Bt, trichogrammes,…), les huiles minérales,….

    Même si les agriculteurs s’engagent et innovent au quotidien, une baisse ambitieuse de la consommation de PPUA chimiques ne pourra venir que d’une mobilisation simultanée et coordonnée de tous les acteurs concernés : pouvoirs publics, consommateurs, transformateurs, distributeurs,…

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    La recherche de l’autosuffisance alimentaire consiste à réduire sa dépendance envers les approvisionnements extérieurs pour nourrir sa population. Pour maintenir la diversité de l’offre en fruits et légumes, une part de notre alimentation dépendra toujours de l’importation de certains produits. La pomme et la poire, par exemple, ne pouvant pas être produits localement. Cependant il existe aujourd’hui une forte volonté des pouvoirs publics et des professionnels de réduire notre dépendance alimentaire et d’augmenter le niveau de la production et de la consommation de produits agricoles locaux. Cela passera par l’augmentation des surfaces cultivées et des rendements sans pour autant transiger sur la qualité des produits. Ce mouvement doit aussi s’accompagner de la mise en place de structures de collecte, de transformation des produits locaux et d’une implication des consommateurs, prêts à payer les produits locaux à leur juste prix.

    À ce jour, les agriculteurs, leurs partenaires de l’aval (industries agro-alimentaires, restaurateurs,…) sont mobilisés pour tendre vers cet objectif, avec le soutien des pouvoirs publics.

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    La conversion d’une exploitation conventionnelle en agriculture biologique est un choix avant tout personnel de l’agriculteur. Cette conversion représente de grands bouleversements dans le travail et une forte prise de risques. Contrairement à une idée-reçue, pratiquer l’agriculture biologique n’est pas un “retour en arrière” et implique une grande technicité, de fortes contraintes et une moindre productivité les premières années.

    Les freins principaux à la conversion restent donc le temps de travail supplémentaire et les risques de perte de production qui ont été estimés pour les premières années à 50% par l’INRA. C’est pourquoi de nombreuses régions françaises mettent en place des dispositifs financiers pour accompagner les agriculteurs dans leur phase de conversion en Bio.

    En Nouvelle-Calédonie, bien qu’il n’existe pas de dispositif spécifique à l’accompagnement à la conversion des exploitations en agriculture biologique, on note cependant une augmentation de 19 fin 2011 à 88 en 2016 du nombre d’exploitations  certifiées dans ce système de production.

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    Aujourd’hui, il s’agit d’une démarche volontaire d’agriculteurs en lien avec leurs convictions personnelles et leur choix entrepreneurial. De plus en plus d’agriculteurs vont dans cette voie. Localement, ils sont 18 à être certifiés en 2017. Cependant, certains agriculteurs mettent en œuvre les exigences du référentiel « Agriculture responsable » sans pour autant avoir souhaité obtenir cette certification.

    En savoir plus sur les signes de qualité : www.siqo.nc

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    Le plan Ecophyto a été lancé en 2008 en métropole suite à la consultation du monde agricole et de la société civile, lors du Grenelle de l’environnement. La première version du plan Ecophyto, même si elle n’a pas atteint ses objectifs en termes de réduction de l’utilisation des PPUA, a eu des impacts non négligeables. L’existence de ce plan a marqué un changement de paradigme, « produire autrement », qui a incité l’ensemble des acteurs du monde rural à faire évoluer leur activité et compétences. La Chambre d’agriculture a fait des propositions de mise en œuvre d’une adaptation locale de ce plan dès 2009, et décidé de s’autosaisir du sujet en mettant en œuvre en 2018  une démarche collective et partagée pour élaborer un plan Ecophyto pour la Nouvelle-Calédonie.

    En savoir plus sur le plan Ecophyto national : agriculture.gouv.fr/le-plan-ecophyto-pour-reduire-lutilisation-des-produits-phytosanitaires-en-france

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    « Adopter une innovation, c’est l’adapter », l’agriculture calédonienne doit donc, pour innover, avoir les moyens d’adapter les pratiques développées ailleurs à son propre contexte pédoclimatique.

    Les moyens mis dans le développement, l’adaptation de techniques innovantes au contexte calédonien, et dans le transfert et l’accompagnement technique, permettent de lever les freins à leurs diffusions et adoption par les agriculteurs.

    La mise en place et l’animation de réseaux de fermes de démonstration et d’acquisition de références technico-économiques sur des systèmes économes en PPUA, constitue le principal pilier du plan Ecophyto en métropole et dans les DOM.

    La création en 2016 d’un centre d’expérimentation dédié au maraîchage au sein de la Technopôle doit permettre de lever des freins à l’adoption de pratiques innovantes dans cette filière.
    Par ailleurs, des fermes pilotes pour l’agriculture biologique ont été mises en place dans trois Pays et territoire d’Outre Mer (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française) grâce au programme européen INTEGRE, avec l’organisation annuelle d’ateliers d’échange de pratiques. Pour la Nouvelle-Calédonie, cette ferme pilote se trouve au lycée agricole Do Neva à Houaïlou.

    En savoir plus sur La Technopôle : http://www.technopole.nc/fr
    En savoir plus sur INTEGRE : http://integre.spc.int/actions-regionales/agriculture-biologique

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    L’Institut agronomique néo-calédonien (IAC) et La Technopôle sont en charge de la recherche et de l’expérimentation agronomique. Ces dernières années plusieurs programmes de recherche explorent et obtiennent des résultats prometteurs parmi lesquels:L’Institut agronomique néo-calédonien (IAC) et La Technopôle sont en charge de la recherche et de l’expérimentation agronomique. Ces dernières années plusieurs programmes de recherche explorent et obtiennent des résultats prometteurs parmi lesquels:

    • la recherche de nouvelles substances actives dans les plantes locales
    • l’identification et le test d’insectes auxiliaires pour développer la lutte biologique,
    • l’élaboration d’itinéraires techniques en productions fruitières, maraîchères et en tubercules tropicaux, adaptés au contexte calédonien et économes en PPUA (culture en billon, paillage, semis sous couvert végétal, …),
    • l’élaboration de méthode de piégeage des ravageurs par l’utilisation des odeurs, …

    En savoir plus sur l’IAC : www.iac.nc 
    En savoir plus sur La Technopôle :  http://www.technopole.nc/fr 

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    La Chambre d’agriculture met en œuvre divers services et outils pour accompagner les agriculteurs vers des pratiques plus économes en PPUA :

    • le Groupement de Défense Sanitaire du Végétal (GDS-V) de la Chambre d’agriculture est un dispositif humain et technique permettant de réagir rapidement et efficacement à une alerte sur les productions végétales. Les agents du GDS-V (3 ingénieurs et 4 techniciens) animent un réseau d’épidémio-surveillance des ravageurs et des cultures, soit 38 exploitations suivies régulièrement, ayant permis d’effectuer 3 000 observations en 2016. Ils disposent d’un véhicule équipé, le Labovert, pour réaliser sur le terrain le diagnostic de maladies et l’identification des ravageurs. Ils prodiguent des conseils de gestion, éditent des bulletins d’information sur la santé des végétaux (BSV) et les PPUA (PPUA Info), des guides de reconnaissance, et mettent en œuvre des expérimentations innovantes chez des agriculteurs, comme le test de filets contre les papillons piqueurs, l’argile kaolinite contre la punaise de l’avocatier…

    En savoir plus sur le GDS-V : http://www.canc.nc/productions-vegetales/gds-v.html?access=cnthyhqodabirdx 
    Bulletin de santé du végétal : http://www.canc.nc/productions-vegetales/bsv.html 

    • l’étalonnage des pulvérisateurs est réalisé par des techniciens de la Chambre d’agriculture, directement chez les agriculteurs volontaires, pour que ces derniers puissent réaliser des applications précises (orientation de la cible, respect de la dose, gestion des effluents,…).
    • les formations Certiphyto sont dispensées auprès des agriculteurs sur l’ensemble des communes de Nouvelle-Calédonie. Elles permettent aux agriculteurs d’obtenir un certificat qui atteste de connaissances suffisantes pour utiliser les PPUA en sécurité et en réduire leur usage. Le programme de cette formation porte sur la reconnaissance des ravageurs, les méthodes alternatives, la réglementation et les bonnes pratiques vis-à-vis de la santé des applicateurs, des consommateurs et la protection de l’environnement.Tous les professionnels exerçant une activité en lien avec les produits phytopharmaceutiques (agriculteurs, importateurs, revendeurs), quel que soit leur statut ou leur secteur d’activité, auront l’obligation de détenir le Certiphyto d’ici 5 ans (2022).

    En 2013, la Chambre d’agriculture a publié le premier guide phytosanitaire de Nouvelle-Calédonie pour rendre accessible les informations concernant l’utilisation des produits phytosanitaires.

    la Chambre d’agriculture entretient également un réseau de partenaires engagés dans les bonnes pratiques agricoles, à l’international via :

    • l’animation d’un réseau de fermes de démonstration en agriculture biologique dans les territoires français d’Océanie (NC, PF et W&F) dans le cadre du projet INTEGRE (CPS),
    • l’implication dans les réseaux d’innovations agricoles des DOM (réseau RITA).

    En savoir plus sur INTEGRE : http://integre.spc.int/actions-regionales/agriculture-biologique
    Réseau RITA : http://coatis.rita-dom.fr/wakka.php?wiki=HomePage 

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    Le Labovert est un laboratoire de diagnostic de première intention. Il permet d’identifier l’origine d’un problème sanitaire, de manière réactive, et de préconiser à l’agriculteur des actions correctives. Le Labovert est également utilisé pour animer des formations sur la reconnaissance et la gestion des maladies et ravageurs au bord du champ. Dans le cadre de ces formations, l’accent est mis sur l’anticipation des problèmes sanitaires et la mise en œuvre des mesures prophylactiques.

    En savoir plus sur le labovert : http://www.canc.nc/productions-vegetales/protection-des-cultures/labovert.html

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    Définitions

    Les produits phytosanitaires à usage agricole (PPUA) sont des substances  ou des mélanges, de nature chimique ou biologique, ou des préparations à bases de micro-organismes (champignons, bactéries,…), qui sont utilisés en agriculture et sont destinés à :Les produits phytosanitaires à usage agricole (PPUA) sont des substances  ou des mélanges, de nature chimique ou biologique, ou des préparations à bases de micro-organismes (champignons, bactéries,…), qui sont utilisés en agriculture et sont destinés à :

    • protéger les végétaux ou les produits végétaux par la destruction, la répulsion ou la limitation de la croissance des organismes nuisibles (maladies : fongicides, insectes : insecticides, nématodes : nématicides,….),
    • détruire ou limiter la croissance des adventices ou des plantes indésirables (herbicides),
    • réguler ou modifier la croissance des végétaux (autres que les éléments nutritifs) : régulateurs de croissances .
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    Afin de pouvoir homologuer une nouvelle substance phytopharmaceutique, les scientifiques établissent la dose sans effet (DSE), c’est-à-dire la dose en dessous de laquelle ils n’observent aucun effet sur les animaux testés en laboratoire.
    Par sécurité, la dose journalière admissible (DJA) est ensuite définie en appliquant un facteur de sécurité supérieur de 100 à 1000 (on divise donc la DSE par au moins 100). La DJA correspond a? la quantité? de résidus qui pourrait être ingérée par une personne pesant 60 Kg, chaque jour de sa vie, sans risque pour sa sante?. Les DJA sont fixées par la Commission européenne après avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) ou par des instances internationales telles que l’OMS ou la FAO.

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    La Limite Maximale de Résidus (LMR) est la concentration maximum de résidus d’une substance active (exprimée en mg/kg) légalement autorisée, dans ou sur les produits alimentaires et l’alimentation animale. Les LMR sont établies pour chaque combinaison individuelle culture (carotte, oignon, orange,…)/substances actives.

    L’établissement des LMR est basée sur trois concepts principaux : les bonnes pratiques de production (fréquence, dose, délai avant récolte) ; le régime alimentaire (niveau de consommation par le consommateur (exposition) ; et la toxicité des substances actives (danger).

    Étant donné les très larges marges de sécurité comprises dans l’établissement des LMR, les dépassements n’impliquent pas, dans la plupart des cas, un risque sanitaire. Ces dépassements de la LMR signifient qu’il y a eu un ou des problèmes dans le respect des bonnes pratiques agricoles et que l’agriculteur doit analyser et modifier ses pratiques avec l’appui d’un technicien spécialisé.

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    Le plan de surveillance (PS) est un programme qui permet d’obtenir une estimation de la contamination dans la production de fruits et légumes et donc d’évaluer le niveau d’exposition du consommateur. L’échantillonnage est représentatif de la population agricole et les prélèvements sont réalisés de façon aléatoire.

    Le plan de contrôle (PC) est un programme qui permet de rechercher les entorses à la réglementation, les non-conformités, voire les fraudes.

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